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Torticolis

Dans cet article, vous découvrirez ce qu’est le torticolis, quels en sont les symptômes et les causes et comment le prévenir. Vous apprendrez aussi comment soulager les symptômes du torticolis et quels sont les traitements disponibles. Voyez aussi ce que la chiropratique peut faire pour les personnes souffrant de torticolis.

Torticolis

Dans cet article, vous découvrirez ce qu’est le torticolis, quels en sont les symptômes et les causes et comment le prévenir. Vous apprendrez aussi comment soulager les symptômes du torticolis et quels sont les traitements disponibles. Voyez aussi ce que la chiropratique peut faire pour les personnes souffrant de torticolis.

Être aux prises avec un torticolis

Le torticolis est un terme général qui englobe plusieurs problèmes causant un spasme musculaire, de la douleur et une restriction du mouvement du cou. Le torticolis peut être d’origine congénitale (à la naissance), traumatique (whiplash ou coup de fouet cervical à la suite d’un accident de voiture, par exemple) ou encore mécanique (positions inadéquates prolongées, mauvaises postures, etc.). Le « vrai » torticolis, appelé torticolis spasmodique, est plutôt rare.

La région cervicale abrite et protège la moelle épinière, en plus de supporter la tête. Elle est aussi particulièrement mobile et flexible, ce qui en fait une région très vulnérable aux dysfonctions neuro-musculo-squelettiques, dont le torticolis.

Symptômes du torticolis

Chez l’adulte (et parfois chez l’enfant et l’adolescent), le torticolis se manifeste par une douleur très intense et une raideur prononcée du cou et de la nuque. Les mouvements de la tête sont restreints. La plupart du temps, la tête est figée en rotation d’un côté, puis en inclinaison et flexion (penchée vers l’avant et vers l’épaule) de l’autre côté.

On remarque dans certains cas de torticolis un spasme important dans un muscle avant du cou, le sterno-cléido-mastoïdien, du même côté que l’inclinaison de la tête. La douleur et les raideurs liées au torticolis apparaissent habituellement de façon soudaine.

Si vous présentez d’autres symptômes comme de la fièvre, des vomissements, des maux de tête sévères ou de l’endormissement, consultez un médecin en urgence, il pourrait s’agir d’une maladie infectieuse comme la méningite.

Le torticolis spasmodique
Dans le cas du torticolis spasmodique, les douleurs peuvent aussi apparaître progressivement et leur sévérité est beaucoup plus grande. Plusieurs muscles du cou et de la nuque présentent des spasmes et des contractions importantes. Des mouvements cloniques (contraction et relaxation du muscle en alternance, créant des secousses) de la tête sont observés. Le torticolis spasmodique est rare, parfois héréditaire, et son origine est inconnue. Il s’agit d’une affection progressive dont le traitement est difficile. Le torticolis spasmodique engendre habituellement d’autres problèmes de dégénérescence comme l’arthrose.

Causes du torticolis

Le torticolis n’est pas une pathologie en soi, mais bien un réflexe de protection par le système nerveux. Le corps crée un spasme musculaire important afin de protéger la région cervicale d’une aggravation lorsque surgit un problème sous-jacent. Ces affections neuro-musculo-squelettiques qui entraînent le torticolis se produisent à la suite de positions prolongées inadéquates (dormir sur le ventre, parler avec le téléphone coincé entre la tête et l’épaule, regarder un film sur le divan avec la tête dans un mauvais angle, transporter une valise lourde, se voûter devant un écran d’ordinateur…), d’un traumatisme (accident de voiture, plaquage au football, double-échec au hockey…) ou encore d’un mouvement très rapide de la tête.

Voici quelques problèmes neuro-musculo-squelettiques pouvant être à l’origine d’un torticolis.

 Syndrome facettaire

Les articulations cervicales sont composées de deux vertèbres autour desquelles se trouve la capsule articulaire, comparable à un ballon de fête. La capsule retient un liquide (le liquide synovial), qui agit comme lubrifiant et facilite le mouvement des os. La capsule articulaire est renforcée de chaque côté par des ligaments, qui jouent le rôle de stabilisateurs. Les muscles s’insèrent sur les os et permettent le mouvement lorsqu’ils se contractent. Un nerf, issu de la moelle épinière (lien électrique entre le cerveau et l’ensemble du corps), émerge entre chacune des vertèbres. Il s’agit de la racine nerveuse.

Dans un syndrome facettaire, la capsule articulaire et les ligaments sont irrités et enflammés en raison d’un étirement excessif. Cet étirement peut être causé par un traumatisme, un mouvement exagéré et rapide ou encore par la subluxation vertébrale (mauvais mouvement ou alignement incorrect entre deux vertèbres). L’inflammation se répand sur les facettes de l’articulation (surface de l’os), sur les racines nerveuses et dans les muscles avoisinants. Toute cette irritation articulaire entraîne des douleurs vives et le réflexe spasmodique qu’est le torticolis. Le syndrome facettaire est à l’origine de la majorité des torticolis.

 Syndrome discal

Entre chacune des vertèbres, on retrouve le disque intervertébral. Il s’agit d’un petit coussin rempli d’un liquide gélatineux servant d’amortisseur. À la suite d’une subluxation vertébrale ou d’un traumatisme, l’anneau qui entoure le disque peut se fissurer. Parce que cet anneau contient beaucoup de nerfs, la fissure entraîne une douleur locale importante. Afin de protéger la région d’une aggravation (bombement discal, hernie discale…), le corps contracte la musculature environnante pour réduire le mouvement articulaire. Ce qui donne le résultat qu’on connaît : le torticolis.

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 Traumatisme

Le coup de fouet cervical (mieux connu sous sa nomination anglophone whiplash) est l’une des principales causes du torticolis traumatique. Lors d’un accident d’auto, par exemple, la décélération rapide entraîne un mouvement de flexion puis d’extension (vers l’avant puis vers l’arrière) de la tête. Ce qui cause un étirement excessif d’une ou plusieurs articulations cervicales et, par conséquent, de l’inflammation et un spasme réflexe de la musculature à l’origine du torticolis.

 Entorse cervicale

Un étirement excessif d’un ou de plusieurs muscles (ou ligaments) du cou entraîne l’inflammation, l’irritation et les spasmes musculaires causant le torticolis.

 Instabilité articulaire

Le mouvement entre deux vertèbres peut aussi être trop important. On nomme ce phénomène instabilité articulaire. La capsule articulaire se retrouve, dans ce cas aussi, trop étirée et s’enflamme. L’instabilité articulaire est plus fréquente chez les personnes hypermobiles, les femmes et les enfants. L’inflammation et la contraction musculaire réflexes sont dans ce cas à l’origine du torticolis.

D’autres problèmes similaires au torticolis

Arthrose cervicale
Hernie discale cervicale
Méningite
Etc.

Soulagement du torticolis

L’immobilisation avec collet cervical n’est plus recommandée dans les cas de torticolis. Le repos peut être envisagé tout au plus 24-48 heures. Par la suite, l’exercice physique léger est de mise. Se couvrir le cou d’un foulard ou d’une écharpe peut aider à protéger vos muscles de spasmes supplémentaires causés par les courants d’air.

Glace et chaleur : L’application de froid (cryothérapie) les 72 premières heures, suivie d’une application de chaleur (thermothérapie) ou de glace, peut aider à soulager les symptômes du torticolis. N’hésitez pas à demander conseil à votre docteur en chiropratique afin d’obtenir des recommandations adaptées à votre situation.

Exercices : Des exercices isométriques (contraction musculaire sans mouvement) peuvent aider à soulager la douleur due au torticolis. Toutefois, il faut d’abord être bien certain de la cause à l’origine du torticolis, sans quoi les exercices et étirements pourraient aggraver votre état. Consulter un chiropraticien vous permettra de connaître la cause exacte de votre problème et d’établir avec lui un plan de traitement incluant des exercices adaptés à votre situation.

Sommeil : Afin de mieux dormir en présence d’un torticolis, il est primordial de modifier certaines de vos habitudes de sommeil. Ne dormez surtout pas sur le ventre. Cette position engendre des tensions à la base du cou et dans le haut du dos, en plus de créer une pression importante au niveau lombaire, ce qui pourrait aggraver votre torticolis. Sur le dos, insérez un oreiller sous les genoux afin de surélever vos jambes. Sur le côté, déplacer cet oreiller entre vos genoux.

Médication : La prise d’analgésiques et d’anti-inflammatoires peut être envisagée (orale ou topique) dans les cas de torticolis. Il est important de rester sur ses gardes ; si la douleur est soulagée, le problème n’en est pas disparu pour autant. Vous pourriez aggraver votre torticolis si vous faites certaines activités ou certains mouvements. La douleur est un signal d’alarme que vous envoie votre corps pour protéger ses structures. Elle est une conséquence directe de l’inflammation, dont la tâche principale est de permettre à votre corps de se guérir par lui-même.

Imaginez que vous avez une fracture au talon, mais que vous ne la sentez pas. Pensez-vous qu’elle guérira correctement si vous marchez constamment dessus? C’est la même chose pour votre torticolis.

Des relaxants musculaires, pris sur une courte période de temps, peuvent aider à soulager les symptômes du torticolis. Si vous devez prendre des médicaments pour fonctionner correctement au quotidien, il est grand temps de consulter votre chiropraticien.

Les médicaments, en vente libre ou non, ont des effets secondaires, notamment sur le système digestif, et doivent être consommés avec modération. En combinaison avec un plan de traitement (activité physique, exercices d’étirement et ajustements chiropratiques), ils peuvent aider à surmonter la période de douleur intense du torticolis.

Des questions? Notre regroupement de docteurs en chiropratique veut vous aider à soulager vos douleurs, malaises et inconforts de manière 100 % naturelle.

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Prévention du torticolis

Afin de prévenir d’éventuels épisodes de torticolis, il est important d’adopter des habitudes de vie saines, qui permettront au corps de mieux supporter le stress subi par la colonne cervicale. Voici quelques pistes : avoir une saine alimentation, cesser le tabagisme, maintenir un poids santé, faire de l’activité physique régulièrement, gérer son stress…

Postures et ergonomie : Au travail, optimisez votre environnement afin qu’il soit plus ergonomique. Utilisez un repose-pied et une chaise avec dossier, idéalement avec un support lombaire. Pensez à aménager une station de travail assis-debout, surtout si vous passez de longues heures devant votre écran. Dégourdissez-vous régulièrement (au moins toutes les 30 minutes). Si vous utilisez régulièrement le téléphone, adoptez le casque d’écoute. Ce dernier conseil est particulièrement important pour les personnes souffrant de torticolis.

Portez une attention particulière à votre posture lorsque vous utilisez un appareil mobile comme un téléphone ou une tablette.

Chiropratique : Les ajustements chiropratiques peuvent aider à prévenir le torticolis en traitant la subluxation vertébrale avant même l’apparition de la douleur.

Autres conseils : Par temps froid, couvrez votre cou avec un foulard pour éviter les courants d’air.

Traitement du torticolis

Puisque le terme « torticolis » englobe plusieurs problèmes, une visite chez le chiropraticien vous permettra de déterminer avec exactitude la cause de vos douleurs.

La chiropratique est un choix de premier plan dans les cas de torticolis. Le chiropraticien, grâce à sa formation universitaire (doctorat de premier cycle) totalisant près de 5000 heures, est en mesure de diagnostiquer et traiter les problèmes neuro-musculo-squelettiques, dont les torticolis. S’il soupçonne que la cause de vos douleurs ne relève pas de son champ d’expertise, il pourra vous diriger vers le bon professionnel de la santé.

D’autres intervenants de la santé peuvent soulager ou traiter votre torticolis : physiothérapeute, médecin, acupuncteur, ostéopathe, massothérapeute. Informez-vous des techniques utilisées et de la formation de la personne que vous choisirez, notamment dans le cas des ostéopathes et massothérapeutes, qui n’ont pas (pour le moment) d’ordre professionnel, dont la mission est la protection du public.

Votre torticolis s’est guérit seul?

La douleur et la raideur liées au torticolis s’estompent la plupart du temps en quelques jours. La douleur est le premier symptôme à disparaître dans le processus de guérison alors que les structures impliquées démontrent encore des anormalités. La guérison incomplète d’un torticolis peut laisser des séquelles silencieuses, comme la subluxation.

À moyen et à long terme, ces séquelles entraînent des compensations musculaires et articulaires qui fragilisent la colonne vertébrale et l’ensemble du corps. Afin de minimiser le risque de récidive et d’apparition d’une nouvelle dysfonction ou d’un autre torticolis, il est suggéré de consulter un chiropraticien, et ce, même si la douleur diminue ou disparaît complètement. Il pourra vous aider à atteindre un niveau de guérison optimal et à retrouver toute la solidité dont votre colonne vertébrale a besoin pour affronter les aléas de la vie quotidienne.

Ce que la chiropratique fera pour votre torticolis

Le chiropraticien évaluera votre état à l’aide de divers examens (physiques ou radiologiques). Il traitera donc la cause du problème, puisque le torticolis est un terme générique regroupant plusieurs problèmes (syndrome facettaire, syndrome discal, instabilité articulaire, entorse cervicale…).

Des manipulations articulaires, appelées ajustements vertébraux, des thérapies musculaires, des thérapies complémentaires (ultrasons, tens, cryothérapies…), la prescription d’exercices et des recommandations spécifiques sur votre style de vie permettront au chiropraticien d’enrayer la douleur du torticolis en s’attaquant directement à la source du problème.

Une étude internationale effectuée par un groupe de recherche multidisciplinaire sur un échantillon de 109 millions de personnes confirme que la manipulation vertébrale (ajustement chiropratique) est un traitement efficace et sécuritaire dans les cas de cervicalgies. (1) « Lorsqu’elle est effectuée par un professionnel compétent, formé et habileté à établir un diagnostic », la manipulation vertébrale est une technique sécuritaire. (2)

Les manipulations vertébrales ont aussi été démontrées plus efficaces que la médication à court et long terme pour les douleurs cervicales aigües et subaigües. (3)

Les soins chiropratiques visent une réduction de la douleur, une augmentation de la mobilité, une diminution de l’inflammation et la restauration des fonctions du cou. De plus, l’ajustement vertébral libère le système nerveux de ses entraves, facilitant la guérison du torticolis et permettant au corps d’exprimer son plein potentiel de santé.

La prise en charge rapide du torticolis réduit les conséquences potentielles et augmente la rapidité de guérison.

 

Références
(1) Haldeman et coll., “ Treatment of neck pain: noninvasive interventions: results of the Bone and Joint Decade 2000-2010 Task Force on Neck Pain and Its Associated Disorders ”, Spine, 2008

(2) Association des chiropraticiens du Québec (www.chiropratique.com)
(3) Bronfort et coll., “ Spinal manipulation, medication, or home exercice with advice for acute and subacute neck pain: a randomized trial “, Annals of internal Medecine, 2012.

 

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